Avant toute chose, une précision s’impose : ce témoignage ne remplace en rien l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien, seuls habilités à juger de la pertinence d’une vaccination pour un enfant en particulier. Chaque automne, pourtant, je faisais le même choix, sans vraiment me poser la question, persuadée que la grippe restait une maladie bénigne qu’on soignait avec du repos et du paracétamol. Jusqu’au jour où, devant le comptoir de la pharmacie, une phrase a suffi à faire vaciller des années de certitudes tranquilles.

À retenir
  • Depuis cette campagne, les enfants de 2 à 17 ans peuvent être vaccinés contre la grippe même sans comorbidité, avec une prise en charge à 65 % par l'Assurance Maladie.
  • Les enfants de moins de 9 ans jamais vaccinés contre la grippe doivent recevoir deux doses espacées d'au moins quatre semaines.
  • La campagne de vaccination, démarrée le 13 octobre 2026, doit se poursuivre jusqu'à fin janvier, avec une possible prolongation selon l'évolution de l'épidémie.

Pourquoi j’ai longtemps dit non au vaccin contre la grippe pour mes enfants

Pendant des années, j’ai rangé la vaccination antigrippale dans la case des précautions réservées aux personnes âgées ou fragiles. Mes enfants étaient en bonne santé, sans maladie chronique, alors pourquoi leur imposer une piqûre de plus pour une grippe que je pensais inoffensive chez les plus jeunes ? Cette perception n’est d’ailleurs pas isolée : on sait aujourd’hui que la dangerosité de la grippe est globalement sous-estimée dans la population, alors même que les hospitalisations et les décès liés à cette maladie restent loin d’être anecdotiques. Des idées reçues circulent aussi beaucoup, sur l’efficacité du vaccin ou sur la supposée inutilité de se protéger quand on n’est pas soi-même à risque. Je m’y retrouvais sans trop me l’avouer, et chaque automne, je repoussais la question à l’année suivante.

Ce qui a changé cette année avec la nouvelle campagne de vaccination

C’est la pharmacienne qui m’a mis les points sur les i. La campagne de vaccination contre la grippe saisonnière a démarré le 13 octobre 2026 dans la plupart des territoires, à l’exception de Mayotte, où elle a commencé dès septembre, et de La Réunion, qui suit un calendrier différent. Mais la vraie nouveauté, c’est que les enfants de 2 à 17 ans révolus, même sans comorbidité, peuvent désormais se faire vacciner avec une prise en charge à 65 % par l’Assurance Maladie. Pour les adolescents de 11 à 17 ans éligibles, la démarche est encore simplifiée : un bon de prise en charge leur est envoyé directement, sans qu’il soit nécessaire de multiplier les justificatifs. Concrètement, pour un vaccin facturé 12,77 euros, le reste à charge tombe à environ 4,47 euros avant intervention de la mutuelle, et l’acte d’injection est lui aussi remboursé séparément, à 70 % s’il est réalisé par un médecin, une sage-femme ou un pharmacien, et à 60 % par une infirmière sur prescription. Cette extension du remboursement aux enfants n’est pas un détail administratif : elle vise directement à limiter la circulation du virus en milieu scolaire, identifié comme un foyer majeur de transmission hivernale. Autrement dit, vacciner mon enfant, ce n’est plus seulement le protéger lui, c’est aussi limiter la propagation du virus autour de lui.

Comment j’ai fait vacciner mes enfants dès le lendemain de notre échange

Une fois ces explications données, impossible de retourner à mes vieilles habitudes. J’ai appris que les enfants de 2 à 17 ans peuvent se voir proposer la vaccination directement par le professionnel de santé qui les suit, sans qu’une comorbidité soit requise, ce qui simplifie considérablement la prise de rendez-vous. Pour ceux de moins de 9 ans qui n’ont jamais été vaccinés contre la grippe, il faut prévoir deux doses espacées d’au moins quatre semaines, une information que j’ignorais complètement et qui a changé l’organisation de notre planning familial. Du côté des vaccins disponibles pour les enfants, on retrouve notamment le Vaxigrip, l’Influvac ou encore le Flucelvax, tandis que les formulations comme l’Efluelda ou le Fluad restent proposées aux personnes plus âgées. Le soir même de notre échange avec la pharmacienne, j’ai pris rendez-vous pour mes enfants, sans attendre, avec le sentiment d’avoir enfin compris ce que je repoussais depuis des années par méconnaissance plus que par conviction réelle.

Ce que je retiens de ce rendez-vous pris sans hésiter

Avec le recul, ce qui m’a le plus marquée, ce n’est pas tant le prix d’un vaccin ou le détail d’un remboursement, c’est la façon dont une information bien expliquée peut déplacer des certitudes installées depuis longtemps. La campagne doit se poursuivre jusqu’à fin janvier, avec une possibilité de prolongation selon l’évolution de l’épidémie, ce qui laisse encore le temps à d’autres parents hésitants de se poser les mêmes questions que moi. La vaccination reste présentée comme le moyen le plus efficace de protection contre la grippe, à compléter par des gestes barrières simples, et elle ne dispense pas d’une vigilance face aux complications possibles, qu’elles soient cardiaques, pulmonaires ou liées à l’aggravation de maladies chroniques déjà présentes. Je ne prétends pas détenir une vérité absolue sur le sujet, mais je sais désormais qu’il vaut mieux en parler avec un professionnel de santé plutôt que de se fier à de vieilles habitudes. Si cet article peut pousser d’autres parents à poser la question lors de leur prochain passage en pharmacie, il aura rempli son rôle.

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