in

Fille ou garçon : la plupart des parents sont persuadés de pouvoir le savoir très tôt, mais il y a un mois précis avant lequel toute réponse reste un pari

Deux petites barres sur le test de grossesse, et voilà que le grand mystère s’installe. Toute la famille s’emballe et la question fatidique ne tarde jamais à fuser : alors, c’est pour quand, et surtout, fille ou garçon ? En tant que futurs parents totalement investis dans la moindre étape du développement de ce futur petit prodige, vous êtes impatients de savoir si vous attendez une fille ou un garçon ? Bonne nouvelle : il est possible de connaître le sexe de votre bébé avant la naissance, mais pas à n’importe quel moment de la grossesse. Si notre impatience naturelle, particulièrement en cette douce saison printanière où l’on a envie de tout préparer, nous pousse souvent à scruter la moindre nausée ou à écouter les mythes de notre aïeule, la biologie a son propre tempo. Oubliez les paris risqués et les déceptions au moment d’acheter les premières layettes : découvrez à quel moment précis la médecine peut enfin vous livrer une réponse totalement fiable.

Laissez de côté la forme de votre ventre pour regarder la science en face

Ces charmantes croyances populaires qui vous font espérer beaucoup trop tôt

On a toutes croisé cette fameuse tante éloignée qui, d’un coup d’œil expert sur notre silhouette, prétend deviner le sexe de l’enfant. Avouons-le, c’est presque un sport national. Ventre pointu porté vers l’avant ? Un garçon, assurément ! Ventre tout rond et qui s’étale sur les hanches ? C’est évidemment une petite fille qui vous vole votre beauté ! On pourrait en sourire, si certaines ne basaient pas toute la décoration de la future chambre sur l’oscillation hasardeuse d’un pendule au-dessus de leur nombril. Soyons pragmatiques un instant : les fringales intempestives pour les cornichons ou le sel n’ont absolument aucune valeur médicale. Ce sont de sympathiques traditions pour animer vos dîners de printemps, mais elles s’arrêtent là.

La réalité fascinante du développement fœtal lors de votre premier trimestre

Derrière ces devinettes d’un autre âge, il y a la nature qui fait son œuvre à son rythme incontestable. Durant les premières semaines de gestation, garçons et filles sont strictement identiques sur le plan anatomique. Ce n’est qu’autour de la neuvième semaine que le fameux tubercule génital commence son lent processus de différenciation. Autant dire que pendant tout le premier trimestre, votre futur bébé garde jalousement son secret. Même lors de la toute première échographie, généralement réalisée aux alentours du troisième mois, le médecin ne peut émettre qu’une probabilité basée sur l’inclinaison de ce petit tubercule. Une probabilité, aussi experte soit-elle, n’est en rien une certitude absolue.

Le voile se lève officiellement à partir de ce mois clé de votre grossesse

L’examen échographique décisif qui met fin à toutes les spéculations

Il vous faudra prendre votre mal en patience jusqu’au fameux cinquième mois de grossesse. C’est précisément à cette période, lors de ce que l’on nomme l’échographie morphologique (souvent réalisée autour de la vingt-deuxième semaine d’aménorrhée), que l’anatomie fœtale est suffisamment développée pour être analysée sous toutes ses coutures. À ce stade, la réponse n’est plus un simple coup de poker, mais un véritable diagnostic visuel, à condition bien sûr que votre enfant ne croise pas pudiquement les jambes ce jour-là ! C’est le seul véritable calendrier sur lequel s’appuyer pour éviter de cruelles désillusions en sortant de chez l’échographiste.

Les rares méthodes de dépistage prénatal permettant d’anticiper la nouvelle

Certains d’entre vous ont sans doute entendu parler de méthodes plus précoces. Il existe effectivement des tests génétiques réalisés par simple prise de sang maternelle qui permettent de détecter très tôt le sexe du bébé. Toutefois, ne vous précipitez pas au laboratoire le plus proche sous le coup de l’excitation : ces dépistages prénataux non invasifs sont avant tout prescrits dans des cadres médicaux extrêmement stricts, notamment pour évaluer les risques d’anomalies chromosomiques. L’information sur le sexe n’est qu’une donnée collatérale et secondaire. À moins d’une véritable nécessité de santé, la patience reste votre meilleure alliée.

Préparez l’arrivée de votre bébé avec des certitudes plutôt que des suppositions

En respectant scrupuleusement ce fameux calendrier médical et en attendant patiemment l’échographie du cinquième mois, vous vous épargnerez bien des tracas. Rien de plus agaçant, en effet, que de se retrouver avec une garde-robe intégralement rose layette ou un berceau bleu marine à cause d’une prononciation trop hâtive lors du troisième mois ! Éviter les achats précipités vous permet de concevoir une chambre harmonieuse, parfaitement réfléchie, et de vous concentrer sereinement sur vos futurs choix éducatifs. Le sexe de l’enfant déterminera pour beaucoup certains défis d’apprentissage ou de projection que vous imaginerez pour lui, alors autant bâtir ces doux projets sur du solide.

Vous voilà désormais armés pour ignorer les pronostics hasardeux de votre entourage et pour retenir l’unique information qui compte vraiment face à cette grande inconnue. En apprenant à temporiser jusqu’au milieu du second trimestre, vous troquez les fausses joies ou les achats compulsifs contre la certitude d’accueillir la nouvelle au moment médicalement incontestable. Après tout, que serait la grossesse sans cette part de mystère qui nous apprend, dès le départ, la vertu fondamentale de tout parent : la patience ?

Notez ce post