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Votre bébé dit « papa » mais refuse de dire « maman » : ce n’est pas ce mot qui doit vous alerter

Vous l’attendez avec impatience, ce fameux « maman » plein de tendresse ! Pourtant, en ce beau printemps propice aux longues balades au parc, votre tout-petit semble s’époumoner joyeusement à appeler son père toute la journée. Dans mon quotidien où je parcours sans cesse le monde à la découverte de nouvelles cultures et de nouvelles langues, j’ai rapidement appris qu’il ne sert à rien de brusquer un apprentissage naturel. Pour les bébés, c’est exactement la même aventure. Inutile de vous vexer ou de vous inquiéter outre mesure, cette étonnante préférence phonétique est un grand classique de la petite enfance. Si ce silence maternel n’est absolument pas alarmant en soi, d’autres signes bien plus discrets dans son développement cognitif et global méritent en revanche toute votre attention. Voici les véritables indicateurs à surveiller de très près pour évaluer l’éveil au langage de votre enfant.

Votre enfant prononce les mots les plus accessibles pour lui, et c’est souvent le nom de son père qui sort en premier

L’explication purement motrice et mécanique derrière les premières syllabes choisies par votre bébé

La déception guette souvent les jeunes mamans, mais rassurez-vous : il n’y a ici aucun favoritisme affectif ! Tout est en réalité une question de gymnastique buccale. La consonne « p » est l’une des plus faciles à articuler pour un jeune enfant. Elle demande une simple percussion des lèvres, un mouvement moteur basique et très rigolo à reproduire pour lui. À l’inverse, le son « m » nécessite une implication nasale beaucoup plus complexe à maîtriser. Votre enfant choisit tout simplement la voie de la facilité mécanique pour exprimer ses premières vocalises et faire vibrer les sons avec amusement.

Une exploration linguistique habituelle et sans gravité entre le premier anniversaire et le cap des 18 mois

Entre 12 et 18 mois, dire « papa » ou d’autres petits mots bien avant « maman » est particulièrement fréquent. Durant ces quelques mois, l’enfant explore son appareil phonatoire un peu comme un voyageur teste quelques mots pris au hasard dans un guide linguistique. Il s’approprie les syllabes qui résonnent bien sans se soucier du statut de la personne en face de lui. Cette période est une simple phase de rodage : il expérimente, écoute sa propre voix, et découvre l’incroyable pouvoir qu’ont ces syllabes répétitives sur ses parents !

L’absence de gestes et un lexique trop pauvre constituent les véritables signaux d’alerte

La barrière des 18 mois et la nécessité d’exprimer au minimum une dizaine de mots différents

Le retard sur le mot « maman » devient véritablement préoccupant surtout si à 18 mois le bébé n’a pas au moins 10 mots inscrits à son vocabulaire régulier. À ce stade charnière, l’enfant doit commencer à utiliser un petit bagage lexical pour désigner les objets familiers ou ses besoins primaires, comme l’eau ou le doudou. Un blocage global sur le nombre de mots exprimés, bien plus que l’absence d’un mot spécifique, est le véritable signal d’alarme qu’il faut écouter avec bienveillance mais sérieux.

L’importance cruciale de la communication non verbale, du pointage et de la compréhension des consignes simples

Au-delà du langage oral, c’est l’attitude communicative générale de l’enfant qui prime. Si autour du fameux cap de l’année et demie, le fait qu’il ne comprend pas de consignes simples ou ne pointe pas du doigt s’ajoute à son silence, la situation demande une analyse plus poussée. Le pointage est en effet la toute première forme de prise de parole : c’est sa manière de vous montrer le monde et d’interagir. Un enfant qui compense l’absence de mots par des gestes, des regards appuyés et une excellente compréhension de ce qu’on lui demande évolue de manière tout à fait classique.

Accompagnez son éveil sans stresser en sachant exactement quand passer le relais à un spécialiste

Le résumé des étapes clés à valider pour vous rassurer pleinement

Pour éviter de paniquer inutilement lors des sorties printanières où tous les autres enfants semblent déjà faire de longues phrases, quelques repères concrets méritent de rester dans votre radar de maman. Dès lors que la barrière des 18 mois est franchie, assurez-vous de valider les petites victoires suivantes dans son quotidien :

  • La compréhension active : Il réagit à son prénom, va chercher ses chaussures si vous le lui demandez avec des mots simples.
  • Le vocabulaire minimum : Il possède une base solide d’au moins dix mots concrets et reconnaissables, même si la prononciation est écorchée.
  • Le fameux pointage : Il utilise fréquemment son index pour vous montrer un oiseau ou réclamer un objet hors de sa portée.

Le moment propice pour solliciter l’expertise bienveillante d’un pédiatre ou d’un orthophoniste

Si la majorité de ces éléments ou le quota d’une dizaine de mots ne sont pas atteints, la situation est alors suffisante justifiant un avis pédiatrique ou orthophonique. Il n’est pas question de s’affoler, mais simplement de mettre en place un accompagnement professionnel adapté. Ces spécialistes de la petite enfance sauront écarter un éventuel trouble de l’audition, souvent responsable de retards d’élocution, ou proposer des exercices ludiques pour débloquer sa communication verbale en douceur.

La patience est d’or avec nos tout-petits. Le développement de chaque enfant est unique, tout comme le rythme auquel il finit par maîtriser son environnement. Si votre bout de chou coche toutes les cases de la compréhension et des interactions non verbales, il y a fort à parier que le mot « maman » finira par exploser fièrement de ses petites lèvres, sans crier gare. D’ailleurs, quelles sont vos astuces de mamans pour stimuler la curiosité verbale de votre enfant au quotidien ?

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