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Mon mari a toujours dormi sous la couette pendant ma grossesse : moi je rejetais tout, et le jour où mon médecin m’a expliqué, j’ai enfin compris pourquoi

Il est deux heures du matin en ces chaudes nuits de juillet. Et paradoxalement, alors que la climatisation tourne à plein régime pour rafraîchir la chambre en ce cœur de l’été, mon époux s’enroule prestement dans la couette comme un burrito pour ne pas finir congelé. Moi, de mon côté, je repousse sauvagement le moindre drap, en sueur comme si je me trouvais en plein désert. Si cette scène un tantinet agaçante vous parle, rassurez-vous, vous ne perdez absolument pas la tête. Cette bataille thermique conjugale est un grand classique de la maternité, et on a fini par m’expliquer le pourquoi du comment de cette surchauffe nocturne aussi surprenante qu’inconfortable.

Cette incroyable sensation de fondre alors que le reste de la maison est glacial

Enceinte, le moindre frôlement de tissu devient purement et simplement insupportable, n’est-ce pas ? On a beau maintenir notre petit nid douillet à des températures dignes d’une chambre froide, la sensation d’étouffer reste omniprésente. Pendant que notre partenaire claque des dents, barricadé sous toutes les épaisseurs possibles pour échapper aux courants d’air artificiels, notre corps semble avoir décidé de boycotter le bon sens thermique. Pas de mystère, ce décalage un brin absurde n’est pas lié à une lubie passagère de notre esprit cerné par la fatigue, mais bel et bien à la redoutable machine de guerre qu’est devenue notre propre organisme.

Quand le corps tourne à plein régime sous l’effet de la progestérone et du volume sanguin

La réponse à nos sueurs inopinées se trouve au creux de nos veines et de nos hormones. Dès le début de l’aventure, la pompe tourne à fond les ballons : le volume sanguin augmente de façon drastique, forçant tout le système à travailler d’arrache-pied dans l’ombre. Ajoutez à cela un charmant cocktail interne mené sans pitié par la progestérone, cette célèbre hormone incontournable des joies de l’attente, et vous obtenez un organisme qui dépense une énergie folle. Forcément, cette petite usine en pleine effervescence dissipe une chaleur continue, ce qui finit par nous donner la désagréable sensation d’être une chaudière déréglée, et ce, qu’importe météo estivale ou le ventilateur tourné vers nous.

Un petit demi-degré supplémentaire sur le thermomètre qui transforme vos nuits en fournaise

C’est précisément là que réside ce fascinant secret médical : pendant la grossesse, l’augmentation de la progestérone, du volume sanguin et du métabolisme élève la température corporelle d’environ 0,3 à 0,5 °C de façon tout à fait physiologique. Oui, un misérable demi-degré suffit amplement à justifier ces fameuses bouffées de chaleur chroniques, transformant nos nuits en parcours du combattant. Pour éviter de jeter le matelas par la fenêtre et pour retrouver le chemin des bras de Morphée, il suffit parfois de mettre en place quelques petits réajustements basiques au quotidien :

  • Miser uniquement sur des parures de lit en matières naturelles et respirantes, telles que le lin ou la percale de coton.
  • Prendre une douche tiède, et surtout pas glacée, juste avant d’aller se coucher pour abaisser la température en douceur.
  • Garder un grand verre tempéré et un petit brumisateur à portée de main sur la table de nuit.

La prochaine fois que vous aurez envie d’arracher votre nuisette en maudissant les ronflements paisibles de votre conjoint bien au chaud, rappelez-vous que votre corps accomplit tout simplement un exploit monumental. Cette petite surchauffe tout à fait compréhensible, bien qu’éreintante sur le moment, finira par s’envoler naturellement une fois le bébé arrivé. Et chez vous, comment s’organise la diplomatie de la couette en ce moment pour éviter la crise conjugale nocturne ?

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